Le Kabardock

BONNIE BANANE

1e partie EAT MY BUTTERFLY

r’n’b pop / France

Samedi 30 octobre

au Kabardock (Kargo)
Ouverture des portes : 20h
Début du concert : 21h
Adhérents : 5€ / Prévente : 8€ / Guichet : 10€

Dans l’état actuel de la situation sanitaire, le pass sanitaire est obligatoire pour accéder au Kabardock, et le port du masque reste obligatoire à l’intérieur. Les horaires indiqués sont susceptibles de modification en fonction de l’évolution de la situation.

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BONNIE BANANE

1e partie EAT MY BUTTERFLY

r&b pop / France
warm-up : Kwalud

Rien qu’au pseudo, on se doute qu’un univers complexe et déroutant se cache derrière Bonnie Banane. Quand ses propres communiqués de presse la situent entre Aaliyah et André Rieu, elle se voit comme l’enfant illégitime de Coluche et Beyoncé ! Un foutan, certes, mais qui en dit long sur la personne, tant pour son goût de l’absurde que son sens de l’autodérision. Mais s’il faut réellement évoquer des figures tutélaires, on pourrait plutôt parler d’Erykah Badu, D’Angelo, Brigitte Fontaine, et quelques pointures de la scène française tels Myth Sizer, Para One ou Flavien Berger, avec qui elle collabore. Après des études d’art dramatique (dont on peut voir les bénéfices dans ses clips), Bonnie Banane se crée, s’invente, s’affûte. Et devient, doucement mais très assurément, un nom à part dans l’univers du R&B français, notamment grâce à son premier album, « Sexy Planet ». 14 titres espiègles, parfois absurdes, souvent sensuels, forts d’une tension qui n’appartient qu’à elle, et loin, mais alors très loin, des clichés souvent accolés au style R&B. Elle serait en passe de le réinventer que ça ne nous étonnerait même pas, tiens.

En 1e partie, Eat My Butterfly : un univers de cascades, de forêts tropicales, d’émotions brutes, d’oiseaux du paradis, de sensualité, d’imaginaire vif, de voyage et d’introspection, amené par des flûtes et autres instruments aux sonorités réchauffantes telles que les percussions utilisées dans le maloya ou encore dans d’autres musiques traditionnelles mélangés aux grognements primitifs des synthétiseurs. C’est ainsi qu’EMB imagine une musique sans frontière, à l’image d’un militantisme universel et intersectionnel. Et assurément l’une des artistes réunionnaises à suivre de très près en ce moment !

photo © Pierre-Ange Carlotti